Louis Calaferte
Création : 2004
Coproduction : Alliage Théâtre - La Salamandre de Vitry le François
Avec humour et gravité, poésie et fantaisie, un professeur fait découvrir à son élève l’amour des mots.
Les mots sont comme des ballons, il y en a de toutes les couleurs, des bleus, des verts, des jaunes, des rouges... Il nous suffit de jongler avec, de les mélanger, de les additionner, de les diviser, de les tronçonner, de les soustraire ou de les mettre tous dans le même sac pour devenir très rapidement des virtuoses du vocabulaire, des vocabuliers, des vulcanologues, des volubilis, que sais-je encore !... Car l’étude n’est pas forcément une chose austère et rébarbative...
La force première de la mise en scène de José Renault, appuyée sur une belle, simple, heureuse scénographie de Renaud de Fontainieu, dans des lumières de Thierry Robert, est une distribution épatante avec, dans le rôle du « précepteur » un acteur susceptible d’être aussi inquiétant que séduisant et de laisser le spectateur souvent indécis, lorsque, soudain, Calaferte change de ton, sinon de registre. Jean-Michel Guérin possède la puissance et la finesse qui conviennent. Face à lui, mobile, délicate, avec ce qu’il faut d’autorité et de vulnérabilité à la fois, Mélanie Faye est une délicieuse élève.
Armelle Héliot - Le Figaro - 18/09/2005
Le duo formé par Jean-Michel Guérin et Mélanie Faye fonctionne bien, et crée d’emblée l’atmosphère d’un huis clos, dont l’intensité a pour baromètre les coups de sang, d’emphase, de radoucissement, voire d’aphasie du maître en mots soudain épuisé par eux.
AB - L’Humanité - 13/08/2005